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4L trophy : L’hexagone soutient les sous doués en vadrouille

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4L Trophy 2022 : l'hexagone soutient les sous doués en vadrouille

Cédric Platon et Théo Michel, deux jeunes entrepreneurs ont décidé de se lancer dans l’aventure du 4L Trophy. Le but est d’atteindre Marrakech en parcourant le moins de kilomètres possible. Mais plus important encore le 4L Trophy est une course à but humanitaire. En effet, chaque équipe s’engage à ramener deux cartables ou deux sacs de sport remplis de fournitures scolaires et sportives. Par ailleurs, le 4L Trophy soutient la Croix-Rouge Français en demandant à chaque équipage de fournir au moins 10 kilogrammes de denrées non périssables.

L’hexagone a décidé de participer à cette action en sponsorisant les sous doués en vadrouille. J’ai eu le plaisir de discuter avec une équipe déterminée qui se prépare depuis plus d’un an pour participer à cette fameuse course. Je vous laisse le plaisir de découvrir ces deux passionnés.

Les sous doués en Vadrouille

Pauline : C’est un plaisir de pouvoir discuter avec vous. Pouvez-vous vous présenter et nous faire découvrir qui se cache derrière les sous doués en vadrouille ?

Cédric : Nous sommes deux entrepreneurs en création d’entreprise dans le domaine de l’informatique pour Janvier 2022 près du Calvados.  C’est un projet que nous montons ensemble avec Théo. Nous nous connaissons depuis le lycée et avons parcouru le même cursus en informatique.

Pauline : Qu’est ce qui a mis le 4L Trophy sur votre chemin ?

Cédric : En 2016, lors de notre année de seconde nous avons découvert le principe du 4L Trophy. Nous avons tout de suite accroché au projet et on s’est dit qu’une fois le permis de conduire obtenu il fallait qu’on se lance dans l’aventure. C’est marrant parce qu’il y a un an presque jour pour jour nous avons regardé deux films. « Les sous doués en vacances » puis « La grande vadrouille » et il y avait une 4L dans le film. Il n’en fallait pas plus pour qu’on décide de faire le 4l Trophy. C’est de là que vient le nom de notre équipe : les sous doués en vadrouille. 5 jours plus tard, on commençait l’aventure.

Le 4L Trophy

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Pauline : En quoi consiste le 4L Trophy ?

Théo : C’est une aventure qui dure 10 jours, du 05 au 15 mai. Le départ se fait de Biarritz et l’arrivée à Marrakech. Pour nous, le départ se fera de Caen pour rejoindre Biarritz mais ce trajet n’est pas compté dans les 10 jours. La course s’effectue sur plus de 6000 kilomètres de routes parcourus entre la France, l’Espagne et le Maroc. Nous franchirons les chemins escarpés du Haut Atlas ou encore les dunes de Merzouga. Pour remporter cette course il n’est pas question de vitesse. Le classement est établi à partir de la capacité d’orientation et de franchissement d’obstacles. Nous devrons suivre au plus près le road book avec pour seuls outils une boussole et une carte.

Cédric : En arrivant à Merzouga, en plein milieu du désert au Maroc, nous déposerons des fournitures scolaires, du matériel informatique ainsi que du matériel pour les jeunes enfants en crèche. Le matériel sera ensuite redistribué dans d’autres associations locales afin que les écoles puissent en bénéficier. L’association s’appelle les enfants du désert.

Pauline : Comment se passe l’organisation de ses 12 jours pour dormir ou même manger ?

Cédric : Pour dormir ce sera dans la 4L ou alors en tente. Théo a choisi de dormir dans une tente quant à moi je dormirais dans la 4L. Nous allons aménager un couchage dans chacun des espaces. Le plus difficile sera le froid de certaines nuits dans le désert. Il faut donc prévoir une bonne logistique de ce côté-là. Il n’y a que 5 nuits où nous dormons dans le désert sur les 10 jours. Les autres nuits, nous serons en bivouac sur les routes d’Espagne, ou à l’hôtel à Marrakech.

La préparation au 4L Trophy

Pauline : La préparation de cette aventure demande une grosse organisation car il faut trouver une voiture, des sponsors. Comment avez-vous géré tous ces préparatifs ?

1 – Trouver et préparer la 4L

Théo : La première chose à faire est de trouver une 4L. On a commencé à chercher dès novembre 2020 et cela nous a pris 3 semaines pour en trouver une. Ensuite vient la recherche de sponsor. Nous avons commencé dès décembre 2020 tout en travaillant sur la 4L car il fallait la démonter entièrement pour vérifier chaque pièce.

Cédric : C’est assez compliqué de trouver des 4L car elles sont vraiment beaucoup demandées, surtout pour le 4L Trophy on a donc les collectionneurs d’un côté mais également les autres équipes qui participent au 4L Trophy qui recherchent ce genre de véhicule. On a eu beaucoup de chance car un ami de mon père connaissait une personne qui possédait une 4L. Nous l’avons obtenue pour un bon prix et en plutôt bon état. On a ensuite trouvé 3 autres 4L que l’on a utilisées pour les pièces. On n’a aucune connaissance en mécanique mais pour le remplacement des pièces cela n’a pas été un souci car mon père est du métier et il a refait la voiture entièrement de A à Z. On l’a aidé à tout démonter et nettoyer les pièces mais il a été d’une grande aide. Durant la préparation de la voiture, j’ai appris comment remplacer certaines pièces. Cela pourrait nous être utile durant la course.

Avant-après-moteur-4l-trophy

2 - Surmonter les difficultés

Pauline : Est-ce qu’il y a une difficulté que vous avez rencontrée pendant votre préparation et que vous êtes particulièrement fiers d’avoir surmontée ?

Théo : Les sponsors c’est vraiment quelque chose de difficile, on s’est déplacé dans plusieurs villes afin d’en trouver mais avec le COVID beaucoup d’entreprises ont refusé de nous aider. C’était vraiment difficile. On a tout de même réussi à en trouver donc c’est une bonne victoire pour nous.

Cédric : Pour moi ma plus grande fierté c’est la voiture, la restaurer entièrement c’est vraiment un travail qui prend du temps. Voir de là où on est parti pour arriver à une superbe voiture c’est surprenant. La 4L n’été pas horrible en l’état mais elle était tout de même en mauvais état niveau châssis et quand on voit maintenant comment elle est, c’est incroyable.

Théo : On ne pensait même pas en arriver là. Elle est tellement belle et tellement propre maintenant. Au tout début, jamais on ne l’aurait cru.

Pauline : C’est vrai que quand on vous suit sur les réseaux sociaux, on voit l’évolution de la voiture et en effet il y a énormément de travail !

3 - Et se préparer face aux imprévus

Pauline : Lors de la course, j’imagine qu’il peut arriver plein de choses. Surtout dans le désert et avec une voiture que l’on a restaurée soit même. Comment faites-vous pour vous préparer face aux imprévus qui pourraient arriver ?

Cédric : Là-dessus on a encore beaucoup de chance car on est plutôt bien suivis sur les réseaux et beaucoup d’équipages viennent nous parler. Nous faisons de même et cela permet d’échanger et de palier d’éventuels oublis. On a beaucoup de retours sur des équipes qui ont déjà participé au 4L Trophy. On a donc obtenu pas mal d’astuces sur comment faire certaines choses. Si jamais il nous arrivait de tomber en panne il faut savoir qu’il y a quand même une équipe de mécaniciens qui nous suit. Il y a environ une trentaine de mécaniciens présents durant la course. Si un problème survient et qu’on ne peut pas le résoudre, les mécaniciens peuvent nous aider. Mais cela n’est valable qu’au Maroc. S’il arrive quelque chose en Espagne par exemple, c’est notre assurance qui nous prendra en charge.

Pauline : Avez-vous des rôles définis pour chacun, un pilote, un copilote ?

Théo : On n’a pas vraiment défini de rôles. Nous allons alterner la conduite pour éviter qu’une seule personne ne conduise 6500 kilomètres.

La dernière ligne droite avant le 4L Trophy

4L-terminé

Pauline : Aujourd’hui nous sommes le 19 novembre 2021. Vous reste-t-il des choses à faire ?

Cédric : La voiture n’est pas encore terminée. Il reste encore les sièges à mettre, trouver une assurance ainsi que le contrôle technique et quelques petites finitions. Mais la voiture est quasiment prête. Nous devrions la terminer pour mi-décembre pour pouvoir la tester avant de partir en février. Le moteur étant entièrement neuf, il faut que l’on face au minimum 1000 kilomètres pour le rodage avant de partir réellement à l’aventure. Cela permet d’éviter les fuites ou d’éventuel casse moteur. La 4L va souvent se retrouver à monter dans les tours c’est pourquoi il faut passer par cette phase en amont. On a hâte de démarrer cette aventure on compte même les jours restant avant notre départ : 2 mois et 26 jours. C’est long et en même temps court car on doit encore terminer toute la préparation. Nous travaillons tous les jours dessus, soit sur les mails avec la recherche de sponsor soit sur la recherche de potentiel panne que l’on pourrait rencontrer et enfin tous le coté administratif. Il faut remplir tout un dossier pour l’organisation ou les entraides d’équipage. De l’autre côté, on a notre entreprise qui nous prend également beaucoup de temps.

Théo : Il nous reste aussi encore des sponsors à trouver. C’est un travail qui demande beaucoup de temps.

Cédric : Oui en effet, il nous manque encore du matériel obligatoire comme un extincteur, une pelle, des couvertures de survie. Mais également du financement parce que c’est une aventure qui demande un gros budget.

Le conseil des sous doués en vadrouille pour les équipages des futures éditions du 4L Trophy

Pauline : Avez-vous un conseil à donner aux futurs aventuriers qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure ?

Cédric : Il faut commencer le plus tôt possible, nous on a commencé en décembre 2020 et on n’a toujours pas terminé alors que nous somme le 19 novembre 2021. Donc ne surtout pas commencer en Juin ou Aout parce que ça serait un délai impossible à tenir. La recherche de sponsors ne doit pas tarder car il y a beaucoup d’équipages. Le 4L trophy est devenu une course connue et lorsqu’on demande à des entreprises, beaucoup nous disent qu’elles soutiennent déjà un équipage. Certaines entreprises nous disent aussi qu’elles ont été déçues car elles n’ont jamais eu de nouvelle des précédentes équipes qu’elles ont soutenues. Ces entreprises-là ne donnent plus, ce qui est se comprend.

Théo : Mon conseil est exactement le même. Je suis entièrement d’accord avec Cédric : il y a beaucoup de travail donc il ne faut pas perdre de temps.

Je remercie grandement Cédric et Théo pour le temps qu’ils m’ont accordé. Je vous invite à les suivre sur leur compte instagram.

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Portrait Pauline

Article : Pauline Fournier.

Photos : Cédric et Théo

Avril 2022

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