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Vive le petit déjeuner !

Petit-dejeuner

Vive le petit déjeuner !

On nous le rabâche depuis notre plus tendre enfance : « Il ne faut pas partir le matin le ventre vide ! » Le petit déjeuner serait même le repas le plus important de la journée.  Oui, mais voilà, le matin, c’est compliqué. Déjà, il faut se lever… Qui ne cède pas aux dix minutes supplémentaires sous la couette, volant ainsi un petit moment de paresse à la journée chargée qui s’annonce ? Et dès qu’on est debout, tout s’active très vite. Se préparer, lever les enfants, sortir le chien, sans parler des vêtements qu’on a oublié de préparer la veille, ou du pique-nique pour la sortie avec l’école, ou encore du petit dernier qui est malade…

Bref, on fait au mieux, on avale un ou deux cafés, on emmène vite les enfants avec leur brioche emballée en main (ils la mangeront en route vers l’école) et nous, on verra plus tard. De toute façon, pour l’instant, on n’a pas faim.

Nous partons donc le matin sans avoir chargé nos batteries, et notre corps nous rend bien cette négligence. En milieu de matinée, manque d’énergie, difficultés de concentration, stress, envie de grignotage pour pallier ce mal-être. Et l’engrenage s’installe. Je suis fatigué et stressé, donc je tarde à me lever, donc je n’ai pas le temps de soigner mon petit-déjeuner, donc je manque d’énergie, donc je suis fatigué…

Ce tableau semble un peu caricatural, quoi que… Je suis sûre que beaucoup d’entre vous se reconnaîtront, à un moment ou à un autre. Et quand les mauvaises habitudes s’installent, il est difficile de redresser la barre, même si on sait au fond de soi qu’il en va de notre santé et de notre moral.

Alors marquons une pause, asseyons-nous confortablement et faisons le point.

Café carnet

De quoi manquons-nous le matin ?

Nous venons de le voir : le matin, nous manquons de temps et d’appétit.

Comment gagner du temps le matin ?

Pour le temps, nous savons que le secret réside souvent dans l’organisation. Ce qui est possible par exemple en préparant ses affaires la veille. Vous pouvez également préparer le petit déjeuner le soir. Mettre la table, sortir les aliments stockés à température ambiante (pain, muesli, chocolat, céréales, fruits …) pour n’avoir à sortir le matin que les produits frais (produits laitiers).

Ensuite, programmez le réveil un quart d’heure plus tôt. Le lever ne sera pas plus difficile, et quinze minutes de plus le matin vous permettront de prendre un petit déjeuner rapide. Cela vous permettra aussi de bien réveiller votre corps et votre esprit avant de partir. Nous le savons, partir avec les plis de l’oreiller encore marqués sur le visage présage une journée compliquée…

« Oui, mais le matin, je n’ai pas faim »

Comment faire pour avoir envie de se mettre à table ? D’abord, encore une fois, anticipez la veille en prenant le soir un dîner léger. Pas besoin de stocker des calories dont je n’aurai pas besoin la nuit et qui seront automatiquement stockées dans les graisses. Le soir, j’ai juste besoin d’aliments qui vont permettre à mes cellules de se régénérer pendant mon sommeil. En outre, le fait de manger léger le soir évite de charger l’estomac, laissant la place au petit déjeuner du matin, qui sera alors le bienvenu.

Même si le petit déjeuner est important, il ne doit pas être une contrainte. Ne vous obligez pas à avaler des choses que vous n’aimez pas. Une seule solution pour éveiller votre appétit et faire du petit déjeuner un moment agréable : faites-vous plaisir ! Mangez-ce que vous aimez, soyez gourmands !

Les calories que vous avalez au petit déjeuner seront de toute façon dépensées pendant la journée. Selon moi, forme et gourmandise sont indissociables. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai fait de ces deux mots le slogan de l’hexagone. Pour être en forme et de bonne humeur, pour se sentir épanoui et prêt à croquer la vie, il faut se faire plaisir en mangeant de bons produits.

Pour que le plaisir soit complet, soyez exigeants avec ce que vous consommez. Par exemple, les produits l’hexagone ne sont composés que de bons ingrédients, naturels et sourcés localement. Des céréales 100 % françaises, de vrais fruits issus de l’agriculture locale et déshydratés soigneusement dans notre propre atelier, du bon chocolat haut de gamme, du miel authentique que nous allons chercher chez l’apiculteur…

Muesli gourmand

Mais si je mange trop, je vais grossir !

Des études scientifiques l’ont montré. Prendre au moins trois repas par jour diminue de moitié le risque de prise de poids. Plus surprenant encore : ne pas prendre de petit déjeuner multiplie par 4,5 le risque d’obésité[1]. Comment cela est-il possible ?

Prenons un exemple : lorsque les media nous annoncent une grève pétrolière, tout le monde se rue vers les stations-service pour faire le plein afin d’éviter la rupture. Notre corps réagit exactement de la même manière. Si on le prive d’apport calorique, c’est-à-dire de carburant, il va, pour anticiper ces privations, avoir le réflexe de stocker des graisses.

Par conséquent, le fait de répartir les repas au cours de la journée régule l’apport calorique, procure un sentiment de satiété constant et n’incite pas le corps au stockage de graisses.

Parce qu’on sait que l’obésité chez les enfants a toutes les chances de persister à l’âge adulte, il est essentiel que de bonnes habitudes soient prises dès les premières années. Habituez vos enfants au plaisir de prendre un bon petit déjeuner avant de partir à la l’école ou à la crèche. Leur santé n’en sera que meilleure, tout comme leur concentration, et leur bien-être général.

[1] American Journal of Clinical Nutrition, mars 2003

Petit déjeuner salé, ou sucré ?

En France, le petit déjeuner « continental », plutôt sucré, est toujours ancré dans notre culture. Pain, beurre, confiture, viennoiseries. Reconnaissons-le, pain frais et croissants chauds nous font facilement craquer.

Nos voisins anglo-saxons préfèrent quant à eux les petits déjeuners salés. Charcuterie, fromage, œufs… À noter que dans ces pays, le repas de midi n’a souvent pas la même importance que chez nous. Si en France on adore se mettre à table pour déjeuner le midi, nos voisins ont davantage tendance aux grignotages tout au long de la journée.

Alors, salé ou sucré ? La réponse est simple : encore une fois, mangez ce dont vous avez envie et qui est bon pour vous.

La seule chose qui importe, c’est que votre petit déjeuner vous apporte plaisir, satiété et équilibre.

Et alors, c’est quoi, un bon petit déjeuner ?

Le matin, nous avons besoin d’énergie pour bien démarrer la journée, se sentir bien dans sa peau et être de bonne humeur.

Le petit déjeuner doit être rassasiant afin de vous apporter toute l’énergie qui vous permettra de tenir jusqu’au déjeuner et être équilibré afin d’apporter à votre organisme tout ce dont il a besoin pour bien fonctionner. Il doit donc être composé des trois macronutriments (protéines, lipides, glucides), de vitamines et d’oligo-éléments.

Des glucides

Les glucides fournissent l’énergie. C’est ce qu’on appelle communément les sucres. Mais attention à bien faire la distinction entre :

Les sucres naturels et sucres raffinés. Si les sucres naturels et les glucides non raffinés des fruits, légumes et céréales complètes nous apportent vitamines, minéraux et fibres, les glucides raffinés (sucre blanc, jus de fruits …) sont nocifs pour notre santé. Ainsi, il vaut mieux manger un fruit frais entier, non pressé, que boire un verre de jus de fruits industriel. De même, le pain complet, riche en fibres, est préférable au pain blanc. Les produits l’hexagone n’utilisent par exemple aucun produit transformé et le goût sucré est apporté par le miel.

Les sucres lents et sucres rapides. Les sucres lents contenus dans le pain blanc, la confiture, le chocolat, provoquent une hausse rapide du taux de glucose dans le sang, donc un pic d’énergie. Seulement, cet effet est de courte durée. Très vite, le corps réagit en réclamant de nouveau du sucre. C’est le creux de 11 heures, voire l’hypoglycémie. Les sucres lents contenus dans le pain complet ou les mueslis de l’hexagone sont assimilés de manière progressive et procurent à l’organisme de l’énergie de manière continue.

    Flocons d'avoine muesli

    Des protéines

    Les protéines ont un effet rassasiant et contribuent à ralentir le processus d’assimilation des sucres. Elles sont donc importantes pour lutter contre le « coup de barre » du milieu de matinée, en prolongeant l’effet des glucides pris au petit déjeuner. Comme elles rassasient plus longtemps, l’envie de manger pendant le reste de la journée est réduite. C’est ainsi que l’apport de protéines le matin faciliterait également la perte de poids. Au petit déjeuner, vous pouvez par exemple prendre des œufs, du blanc de volaille, du fromage blanc mais vous pouvez aussi trouver des protéines végétales dans le soja, la spiruline, les amandes, ou encore les graines (sésame, pavot, chia…). Ainsi, prendre le matin 150 g de fromage blanc avec 60 g de muesli l’hexagone vous apporte environ 20 g de protéines. Cela représente 40 % de l’AJR[1] (pour une personne de 60 kg moyennement active).

    [1] Apport Journalier Recommandé

        Des lipides

        Bien que longtemps pointés du doigt comme responsables de surpoids ou de problèmes cardiovasculaires, les lipides ont des rôles importants au sein de notre organisme. Pour en savoir plus, voir notre article « Le gras, c’est la vie » !

            Lipides

            Des vitamines et oligo-éléments

            Enfin, il ne faut pas négliger les vitamines et les oligo-éléments que l’on trouve principalement dans les fruits frais. Privilégiez les fruits de saison, non traités, et consommez-les entiers plutôt qu’en jus afin de préserver les fibres qu’ils contiennent. Les fruits contenus dans les mueslis et barres de céréales l’hexagone sont issus de cultures locales et ils sont déshydratés par nos soins dans nos ateliers, sans aucun additif.

            Personnellement, mon petit déjeuner préféré est le suivant. 150 g de fromage blanc, 60 g de muesli l’hexagone pommes-chocolat (hum ! trop bon…), un fruit frais et une tasse de thé vert (sans sucre, bien-sûr !)

                Muesli croustillant gourmand

                Oui, mais moi, le petit déj’, ce n’est vraiment pas mon truc…

                C’est vrai, certaines personnes ne prennent jamais de petit déjeuner. Et les nutritionnistes s’accordent de plus en plus à dire que ce dernier n’est pas une obligation. Se forcer à manger lorsque nous n’avons pas faim peut même être une erreur. Il est recommandé de respecter son propre rythme biologique et les besoins de son corps. En cela, nous sommes tous différents.

                En gros, si j’ai faim, je mange et si je n’ai pas faim, c’est que mon corps ne manque de rien et donc je ne mange pas. Oui, mais attention ! Il est quand-même recommandé d’avoir une alimentation régulière et de ne pas attendre l’hypoglycémie pour se ruer sur la nourriture. Ainsi, si je ne prends pas de petit déjeuner le matin, j’emmène avec moi un petit encas à consommer dans la matinée. Mais là encore, pas n’importe quoi ! Je bannis les barres chocolatées et autres produits industriels, auxquels je préfère les barres de céréales l’hexagone, véritables concentrés d’énergie, sains et entièrement naturels.

                Barres muesli sac sport

                En résumé, la question du petit déjeuner peut difficilement être traitée en quelques lignes. Il est l’un des sujets favoris des nutritionnistes et les ouvrages de référence se multiplient de manière exponentielle. Toutefois, pour faire court, notre corps a besoin d’énergie pour pouvoir fonctionner toute la journée, et une alimentation saine est essentielle à notre forme. C’est pourquoi l’hexagone a développé des produits sains, naturels, sourcés localement et savoureux. Pour l’hexagone, forme rime nécessairement avec plaisir et gourmandise !

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                Pauline Fournier

                Article : Laurence Macquart (Calista Office) & Pauline Fournier.

                Photos : Mehdi Bouchareb et Pixabay.

                Août 2020

                Références :

                American Journal of Clinical Nutrition, mars 2003

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                Publié le

                Muesli, granola et muesli croustillant : quelle différence ?

                Muesli-croustillant-2020

                Muesli, granola et muesli croustillant : quelle différence ?

                Ils se multiplient au rayon des céréales du supermarché. Ils se démarquent des céréales sucrées de notre enfance par leur image plus diététique et plus naturelle. Il s’agit des mueslis, des granolas et des mueslis croustillants.

                Mais comment s’y retrouver face à ce choix grandissant ? Quelle est la différence entre muesli, granola et muesli croustillant ? Et surtout, comment être certain que ces produits ne contiennent pas autant de sucre et d’additifs néfastes que les autres céréales du rayon ?

                granola

                Un peu d'histoire

                L’histoire du muesli a commencé au 20ème siècle à Zurich. Le médecin et diététicien Suisse Maximilian Bircher-Benner traitait des cas de malnutrition grâce à sa recette de Birchermüesli, composée de pommes, de jus de citron et de flocons d’avoines trempés dans du lait concentré. Le médecin tenait la recette de cette purée diététique d’un berger à la santé de fer qui lui confia son secret lors d’une marche en haute montagne.

                La recette originale du « müesli » du Dr Bircher-Benner :

                • Mélanger 1 cuillère à soupe de flocons d’avoine avec 3 cuillères à soupe d’eau. Puis, laisser ramollir pendant 12 heures.
                • Ajouter 1 cuillère à soupe de jus de citron, 1 cuillère à soupe de lait concentré.
                • Juste avant de servir, râper finement 2 pommes (environ 400g) avec la peau, de préférence d’une variété acidulée. Puis mélanger un peu, afin que la chair ne brunisse pas.
                • Parsemer d’une cuillère à soupe de noisettes ou d’amandes concassées.

                La recette était d’abord consommée dans le milieu de la santé et dans les hautes montagnes pour ses vertus diététiques. Elle connue un grand succès et traversa la frontière Suisse à la fin du XXe siècle, sous le nom de muesli. “Birchermüesli” était sûrement trop long pour les non-germanophones ! On consommait alors le muesli plutôt en repas du soir et les pommes crues qui composaient la recette étaient incontournables.

                pomme coupée

                Au fil des années, le muesli s’agrémente de fruits frais. Le lait concentré peut être remplacé par du lait de vache, du yaourt ou du fromage blanc. Les pommes sont de moins en moins importantes dans la recette, au profit des flocons d’avoine qui en deviennent l’ingrédient principal.

                La recette du muesli aujourd'hui

                Aujourd’hui, le muesli est commercialisé dans le monde entier. Il est tellement répandu dans notre culture que les anglophones désignent les banlieues de classe moyenne par le terme « muesli belt », tant le muesli y est prédominant au petit déjeuner de ses habitants. Le plus souvent, le muesli est vendu sous forme de mélanges secs de flocons d’avoine ou de flocons d’autre céréale, d’oléagineux et parfois de graines et de fruits séchés. Chacun peut alors ajouter du lait, du fromage blanc ou du yaourt et de l’agrémenter de fruits frais, de graines, de chocolat, ou tout autre ingrédient. Les possibilités sont infinies !

                Le granola, lui est né aux Etats-Unis au 19ème siècle. Il désignait alors une préparation à base de céréales réduites en miettes et enfournée afin d’obtenir une texture croustillante. Aujourd’hui la recette a évolué et ressemble beaucoup à son cousin suisse, le muesli. La différence entre les deux reste que le granola contient du miel et est cuit au four. Il est donc plus croustillant que le muesli et se présente sous la forme de petites pépites.

                muesli pomme lait

                Les différences entre muesli et granola

                Le muesli est très diététique car il contient beaucoup de fibres, de bons glucides (flocons d’avoine ou autre céréale) et de bons lipides (oléagineux et graines). Il est rassasiant, surtout lorsqu’il est consommé avec un bol de lait de vache, de lait végétal, de yaourt ou de fromage blanc. De plus, il contient très peu de sucre, hormis le sucre présent naturellement dans les ingrédients qui le composent (flocons, fruits séchés, etc.). Pas de calories vides dans ces mélanges « healthy » ! Toute l’énergie qu’ils apportent est correctement utilisée par l’organisme et non stockée sous forme de graisse. C’est donc un très bon allié santé et minceur !

                Seul petit bémol : nombreuses sont les personnes qui n’ont que très peu de plaisir à manger du muesli. Leur saveur naturelle peut manquer de gourmandise pour les papilles habituées aux goûts sucrés et leur texture n’est pas très croustillante, encore moins lorsqu’il est trempé dans du lait ou du fromage blanc.

                Le granola, quant à lui, est composé des mêmes ingrédients de base mais il est cuit au four, le plus souvent avec une huile et du miel ou du sirop d’érable. Ces ingrédients ajoutés ont pour rôle de lier le mélange pour qu’il s’agglomère à la cuisson et forme des pépites croustillantes une fois passé au four. Ils ont également l’effet d’ajouter une saveur et une texture plus gourmande. Le revers de la médaille, c’est que le granola est forcément moins diététique que le muesli. En effet, il est plus gras et plus sucré donc plus calorique que son cousin suisse. De plus, certains industriels n’hésitent pas à utiliser l’huile la moins coûteuse pour leur business, qui est rarement la meilleure pour notre santé (huile de palme ou de tournesol, le plus souvent).

                muesli
                granola

                Et le muesli croustillant dans tout ça ?

                Le muesli croustillant est à mi-chemin entre le muesli floconneux et le granola.

                Lorsque j’ai développé ma recette pour l’hexagone, j’ai voulu allier le côté diététique et naturel du muesli avec la gourmandise du granola, pour être en accord avec la devise de l’hexagone : « Forme et gourmandise » ! Le secret pour une recette à la fois saine et gourmande, c’est d’ajouter à un muesli classique juste assez de miel et d’huile pour obtenir une belle croustillance tout en gardant un total de calories largement acceptable ! Le résultat est un muesli léger qui reste sous forme de flocons avec en plus la gourmandise d’une saveur légèrement sucrée par le miel et une croustillance parfaite !

                Muesli croustillant Amandes, Noisettes & Noix

                Comment choisir son muesli ?

                Face à l’offre grandissante de mueslis et granolas, il peut être difficile de faire son choix. Ces aliments ont une image saine mais plusieurs fabricants, notamment les industriels, n’hésitent pas à développer leurs recettes pour qu’elles soient les plus économiques possible, en reléguant au second plan les effets sur l’organisme du consommateur. Voici donc une liste de quelques critères à vérifier sur la composition de ces recettes pour savoir si le produit que vous vous apprêtez à acheter est aussi diététique et sain que l’image qu’il affiche.

                Le sucre

                miel

                Le sucre appelle le sucre. On a plus facilement tendance à se resservir plusieurs fois lorsqu’un aliment est sucré. Certains fabricants l’on bien comprit et abusent sur l’ajout de sucre pour que leur recette soit plus économique et plus addictive.

                Le sucre peut se cacher dans les listes d’ingrédients sous différentes formes. Les sirops de malt d’orge, sirops de glucose, et plus généralement tous les sirops avec un « -ose » à la fin du mot qui les suivent sont des sucres ultratransformés. Leur indice glycémique (IG) est souvent très élevé donc leur consommation induit des pics de glycémie élevés dans le sang, ce qui favorise le stockage de graisse par l’organisme pour réguler la glycémie.

                Le mieux est donc de choisir un muesli floconneux sans sucre ou une recette contenant un édulcorant naturel à l’IG plus faible tel que le miel, le sirop d’agave ou le sirop d’érable pour une version plus gourmande sans ravage sur la santé.

                Les matières grasses

                Dans le cas des mueslis croustillants et des granolas, une matière grasse sera très souvent présente dans la liste d’ingrédients. Les huiles qui contiennent le plus d’omégas 3 sont les huiles de lin, de noix et de colza. Les omégas 3 sont des acides gras essentiels que le corps ne sait pas fabriquer en quantité suffisante et donc qui doivent être apportés par l’alimentation. Ils sont nécessaires au bon fonctionnement de la rétine, du système nerveux et du cerveau.

                L’huile de tournesol, fréquemment rencontrée dans les listes d’ingrédients contient un peu plus d’omégas 6 au dépend des omégas 3 mais elle reste une source de bons acides gras essentiels.

                En revanche, l’huile de palme est à fuir absolument. Premièrement, elle est mauvaise pour l’organisme car elle contient plus de 50% d’acides gras saturés qui augmentent le taux de mauvais cholestérol. Elle est aussi la cause de déforestations qui réduisent l’habitat naturel de nombreuses espèces protégées telles que les orang-outans..

                Fruits, chocolat et oléagineux

                Muesli croustillant Amandes, Abricots & Myrtilles

                Abricots, fraises, framboises, myrtilles, pommes, bananes, amandes, noisettes, chocolat… Autant d’ingrédients gourmands que les fabricants mettent en avant sur leurs emballages avec de photos de mueslis montrant d’énormes morceaux de fruits, de grosses pépites de chocolat et des fruits à coque à foison. Ça donne envie !

                Malheureusement, la réalité est souvent toute autre. Les fruits, le chocolat et les oléagineux sont les ingrédients les plus couteux dans un muesli. Alors les fabricants n’hésitent pas à économiser sur les quantités pour être le plus rentable possible. Une enquête de Que Choisir a révélé en octobre 2019 que la quantité de fruits est généralement inférieure ou égale à 3%. C’est vraiment très peu. Pour obtenir une saveur fruitée, beaucoup de fabricants ajoutent à leur recette des concentrés de fruits ou des arômes. Cela fait moins rêver mais ça leur coute beaucoup moins cher que de déshydrater de vrais fruits.

                Le raisin sec, quant à lui, peut être retrouvé en quantité plus généreuse dans certaines recettes car il est moins couteux que certains autres fruits séchés. En revanche, attention à ne pas en abuser. Le raisin est l’un des fruits secs qui a l’indice glycémique le plus élevé avec la figue.

                Le muesli croustillant l'hexagone, un bon élève !

                Evidemment, je manque d’objectivité pour passer au radar les mueslis croustillants l’hexagone, néanmoins voici mon analyse la plus neutre possible.

                Bocal muesli
                Les points positifs :
                • L’édulcorant utilisé est le miel. Il possède un faible indice glycémique, il est naturel et sa saveur est douce.
                • La matière grasse utilisée est l’huile de colza, excellente pour la santé car elle contient beaucoup d’omégas 3 et de vitamine E.
                • Les fruits sont achetés en Alsace et déshydratés par mes soins (très faible empreinte carbone).
                • Les fruits sont déshydratés en dessous de 60°C pour conserver toutes leurs vitamines. Ils sont ajoutés aux mueslis après cuisson et refroidissement, pour ne subir aucun traitement thermique qui pourrait altérer leurs bienfaits nutritionnels.
                • Les ingrédients « savoureux » (fruits, chocolat et oléagineux) représentent plus de 15% de la composition sous leur forme naturelle (ni purée, ni concentré, ni arômes).
                • Aucun additif artificiel (arôme, conservateur, colorant, etc) n’est ajouté.
                • Les ingrédients sont tous français et achetés le plus localement possible
                • Et bien-sûr, ils sont fabriqués avec amour !
                Les points négatifs :
                • Ils contiennent plus de lipides (huile) et de sucre (miel) que les mueslis non croustillants en général.
                • Bien que dans la moyenne des prix des produits artisanaux, ils sont plus coûteux que la majorité des mueslis que l’on trouve au supermarché.

                L’application Yuka a, elle aussi, donné son avis sur l’hexagone et il est plutôt positif ! Pour découvrir en détail les qualités et les défauts de nos mueslis croustillants selon Yuka, je vous invite à télécharger l’application (si ce n’est pas déjà fait) et à scanner les codes barres de nos produits.

                En résumé

                Il existe une multitude de produits à l’image plus ou moins saine au rayon des céréales. Mueslis, granolas ou muesli croustillant, il y en a pour tous les goûts. Attention tout de même à ne pas faire confiance trop aveuglément à l’image diététique que nous renvoient leurs emballages. Vérifiez plutôt leurs compositions. Veillez à ce que sucres transformés, les mauvaises graisses et les additifs soient absents de la liste d’ingrédients.

                Un produit réellement sain et diététique sera souvent plus cher qu’un produit industriel au sucre et aux arômes artificiels. Surtout si les ingrédients utilisés sont français (et encore plus s’ils sont français et bio) . Mais cela ne vaut-il pas la peine pour la santé de notre organisme ? C’est en encourageant les fabricants dont la priorité est la qualité gustative et nutritionnelle de leurs produits, et non le profit à tout prix, que nos rayons se rempliront de bons produits. Au contraire, à force de vouloir payer toujours moins cher ce que nous consommons, les industriels continueront de nous proposer des recettes de mauvaise qualité nutritionnelle. Gardez à l’esprit qu’un prix bas s’explique toujours (faible quantité de vrais fruits, ingrédients de moins bonne qualité, etc.)

                Et vous ? Vous êtes plutôt muesli, granola, ou muesli croustillant ?         

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                Pauline Fournier

                Article : Pauline Fournier.

                Photos : Mehdi Bouchareb et Pixabay.

                Juin 2020

                Références :

                Livre : « Nutrition du sportif ». Nancy Clark. Editions Vigot, décembre 2015

                Article : « Bircher ou muesli ? Une spécialité culinaire helvétique à la conquête du monde». Andres Kristol. Avril 2017

                Article : « Alimentation saine ». Organisation Mondiale de la Santé. Octobre 2018.

                Article : « Mueslis. Des recettes parfois surprenantes ! ». Quechoisir.org. Octobre 2019

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