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Le gras, c’est la vie !

Si je vous dis le gras, la graisse, les acides gras, les omégas, le cholestérol, vous pensez à quoi ? Gagné, aujourd’hui, je vous parle des lipides, une des trois familles de macronutriments – les deux autres étant les protéines et les glucides.

Quels sont les « bons » et les «  mauvais » lipides ? Où les trouver ? Le cholestérol est-il néfaste pour l’organisme ? Quelle quantité consommer par jour ?

Je vous résume l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur les lipides pour les consommer intelligemment et en connaissance de cause !

Les lipides

Bien que longtemps pointés du doigt comme responsables de surpoids ou de problèmes cardiovasculaires, les lipides ont des rôles importants au sein de notre organisme :

  • Ils sont la principale source d’énergie stockée dans les tissus adipeux. Un gramme de lipides fournit 9 kcal, tandis que les glucides et les protéines fournissent 4 kcal par gramme.
  • Ils permettent le transport les vitamines A, D, E et K. Ces vitamines étant liposolubles, elles ne peuvent être transportées que dans des lipides.
  • Ils sont nécessaires à la structure de notre corps: on les retrouve dans notre système nerveux ainsi que dans notre cerveau et ils constituent nos membranes cellulaires.
  • Ils permettent la synthèse de certaines hormones.
  • Ils ont un fort pouvoir rassasiant.

Pour une alimentation équilibrée, il est conseillé de consommer environ 1 g de lipides par kg de poids de corps et par jour. Par exemple, une personne de 80 kg devrait consommer environ 80 g de lipides par jour.

Les lipides sont une grande famille comprenant plusieurs catégories, dont le cholestérol ou les acides gras.

Lipides

Le cholestérol

Le cholestérol est présent dans les aliments d’origine animale (les œufs, le fromage, le beurre, la crème, les viandes grasses et les abats). Il a de nombreux rôles dans notre organisme :

  • synthèse d’hormones sexuelles (testostérone, progestérone, œstrogène) ;
  • synthèse d’hormones stéroïdiennes (comme le cortisol, indispensable pour bien se réveiller le matin) ;
  • synthèse de la vitamine D, anti-inflammatoire et fixateur du calcium sur les os ;
  • protection des mitochondries de nos cellules, indispensables pour nous fournir toute l’énergie dont nous avons besoin.

Le cholestérol ne doit donc pas être banni de notre alimentation. Inutile, donc, de jeter les jaunes d’œufs pour ne consommer que le blanc. Cette pratique, plutôt répandue dans le milieu sportif, m’a toujours fait mal au cœur : tous ces jaunes d’œufs délicieux pour nos papilles et bons pour notre organisme qui finissent à la poubelle, c’est vraiment dommage !

oeufs

Le « bon » et le « mauvais » cholestérol

Lorsqu’on parle de « bon » et de « mauvais » cholestérol, on fait en fait référence aux molécules qui le transportent dans le sang, les lipoprotéines. Il en existe deux catégories :

  • Les lipoprotéines à faible densité, ou LDL (low density lipoproteins) sont également appelées « mauvais cholestérol » car elles transportent le cholestérol du foie vers le reste du corps et conduisent à une accumulation du cholestérol sur les parois internes des vaisseaux sanguins. Cette accumulation peut causer des problèmes cardiovasculaires.
  • Les lipoprotéines à haute densité, ou HDL (high density lipoproteins), sont considérées comme le « bon cholestérol » car elles réduisent le risque de maladies cardiovasculaires. En effet, elles récupèrent le cholestérol accumulé dans nos vaisseaux sanguin pour le transporter vers le foie afin qu’il soit recyclé et utilisé à bon escient (synthèse d’hormone, de vitamine D, etc.)

Comment décoder ma prise de sang ?

Pour prévenir des risques cardiovasculaires, il est recommandé de ne pas consommer plus de 300 mg de cholestérol par jour. Aussi, il peut être judicieux de surveiller régulièrement son taux de cholestérol en faisant une analyse sanguine. Voici le mode d’emploi pour interpréter simplement vos résultats :

  • Le taux de cholestérol total (LDL + HDL + 1/5 triglycérides) est habituellement inférieur à 2 g/L. S’il est au-dessus, pas de panique! Le plus important est la qualité de ce cholestérol, donc les taux de HDL et de LDL.
  • C’est principalement le cholestérol LDL qui doit être surveillé: il ne doit pas dépasser 1,6 g/L, voire 1,3 g/L pour les personnes présentant des facteurs de risques.
  • Le taux de cholestérol HDL, quant à lui, doit être le plus élevé possible. Il est conseillé d’avoir un taux de cholestérol HDL supérieur à 0,45 g/L.
  • Les triglycérides sont les lipides de notre sang qui ne sont pas sous forme de cholestérol. Ils proviennent d’un excès de glucides que notre corps a transformé en graisse. Ils sont donc le résultat d’une alimentation riche en glucides et/ou une activité physique insuffisante, mais peuvent aussi être dus à une maladie du foie ou la prise de certains médicaments.

Les acides gras

Parmi les catégories de lipides, il y a les acides gras. Certains de ces composés sont « essentiels » et ne peuvent être apportés à notre organisme que par l’alimentation. C’est le cas notamment des omégas 3 et 6.

Il existe 4 types d’acides gras qui se différencient par leur structure moléculaire.

  • Les acides gras polyinsaturésomégas 3 et 6
  • Les acides gras monoinsaturésoméga 9
  • Les acides gras saturés
  • Les acides gras trans,

Les acides gras polyinsaturés - omégas 3 et 6

Les omégas 3 et 6 interviennent dans de nombreux mécanismes de l’organisme et sont indispensables à une bonne santé. Ce sont des acides gras polyinsaturés essentiels donc ils doivent être apportés par l’alimentation. On peut trouver ces bons acides gras dans l’huile de colza, de lin, de soja ou de tournesol, dans les fruits à coques (amandes, noisettes, noix), dans les graines de chia ainsi que dans certains poissons gras tels que le saumon, le maquereau ou les sardines. Le muesli croustillant Amandes, noisettes & Noix par exemple contient à la fois trois fruits à coques, des graines de chia et de l’huile de colza, ce qui en fait un excellent moyen d’apporter de bons lipides à votre organisme !

Attention cependant à ne pas consommer d’oméga 6 en excès car il empêche l’utilisation optimale de l’oméga 3 par l’organisme. Il est recommandé de consommer un rapport oméga 3 / oméga 6 de 1/4 alors qu’il est plutôt de 1/20 dans notre alimentation occidentale.  Selon une étude de l’ANSES, les français sont carencés à 60% en oméga 3.

 

Dans l’huile de colza, le rapport oméga 3 / oméga 6 est de 1/3, ce qui en fait l’une des huiles avec le plus d’oméga 3. C’est pour cette raison que j’ai choisi l’huile de colza dans toutes mes recettes pour l’hexagone. Grâce à son goût neutre, il est possible de remplacer le beurre par de l’huile de colza dans chaque recette de gâteau ou autre gourmandise. Comptez alors une quantité divisée par deux : remplacez par exemple 100 g de beurre par 50 g d’huile de colza. La recette ne sera pas moins calorique que l’originale, mais beaucoup plus bénéfique pour l’organisme !

Colza

Les acides gras monoinsaturés - oméga 9

Les acides gras mono-insaturés, également appelés oméga 9, sont présents sous forme d’acide oléique dans  l’huile d’olive, mais aussi dans l’huile d’arachide, de soja et de sésame. On peut également en trouver dans certains oléagineux (amandes, noisettes, noix de macadamia, noix de cajou) et dans certains fruits gras comme les olives et l’avocat.

L’oméga 9 a un effet bénéfique pour l’organisme car il contribue à faire baisser le taux de « mauvais » cholestérol et protège donc des problèmes cardiovasculaires. Notre organisme est capable de le fabriquer à partir d’autres acides gras, néanmoins, il ne faut pas le négliger dans notre alimentation : l’apport recommandé en oméga 9 est de 65 % de l’apport total en lipides.

huile olive

Les acides gras saturés

Les acides gras saturés sont surtout présents dans les graisses d’origine animale comme le beurre, la crème, le fromage, le lard, la charcuterie, etc… mais aussi dans certaines huiles végétales telles que l’huile de palme.

Les acides gras saturés sont plutôt néfastes pour l’organisme : ils contribuent à augmenter le taux de « mauvais » cholestérol, et donc à favoriser l’accumulation de cholestérol sur les parois des vaisseaux sanguins. Cette catégorie d’acides gras est à consommer avec modération et ne devrait pas dépasser 25 % de l’apport total en lipides.

Certains acides gras saturés sont moins néfastes que d’autres. L’huile de coco, bien que composée d’acide gras saturés n’a pas autant d’effets néfastes que la couenne de jambon par exemple.

saucisson fromage

Les acides gras trans

Les acides gras trans n’existent pas à l’état naturel. Ils sont générés par des procédés industriels qui modifient la structure des acides gras insaturés. Ils sont donc présents dans beaucoup de produits industriels, tels que les plats préparés, les biscuits apéritifs, ou les pâtes à tartiner.

Ces acides gras sont néfastes pour l’organisme car ils augmentent le taux de « mauvais » cholestérol, diminuent le taux de « bon cholestérol » et perturbent l’utilisation de l’oméga 3. Vous l’aurez compris, ils sont à éviter ! Notre consommation en acides gras trans ne devrait pas excéder 2% du total des lipides ingérés.

Mes 5 ingrédients lipidiques préférés

L’olive

Très bonne source d’oméga 9, l’olive est excellente aussi bien pour nos papilles que pour notre organisme. En tapenade à l’apéritif ou bien dans un plat de pâtes ou une salade composée, c’est la petite touche qui égaie un plat avec sa saveur intense. L’olive peut aussi se consommer sous forme d’huile, dans l’assaisonnement d’une salade par exemple.

L’avocat

L’avocat est riche en bons lipides et en fibres, ce qui en fait un très bon coupe-faim. J’aime beaucoup le consommer simplement coupé en morceaux dans une salade avec des crevettes, du concombre et des tomates. Il peut aussi être consommé à l’apéritif sous forme de guacamole. Pour cela, il suffit de l’écraser à l’aide d’une fourchette et d’y ajouter du sel, du poivre et du citron. On peut également ajouter de la tomate, des oignons et du paprika, selon les goûts !

Le saumon

Simplement cuit à l’unilatéral dans une poêle ou au four avec des oignons et des tomates, je trouve ce poisson délicieux ! C’est une très bonne source d’oméga 3, mais attention à ne pas abuser du saumon, car étant un gros poisson en fin de chaîne alimentaire, il peut contenir des métaux lourds et des polluants. Pour éviter ce problème, les petits poissons gras comme la sardine ou le maquereau sont d’excellentes alternatives.

Les graines de chia

Tout est bon dans la graine de chia (prononcer « tchia » !) : calcium, magnésium, phosphore, cuivre, vitamines E, B1 et B3, protéines, et fibres solubles pour une bonne santé intestinale. De plus, c’est une excellente source d’oméga 3 (deux cuillères à café apportent la dose journalière recommandée).

Pour consommer les graines de chia, rien de plus simple : son goût neutre permet de l’ajouter aussi bien dans les recettes salées (salades, soupes, pâte à pain ou à pizza) que dans les recettes sucrées. Mon petit plaisir, c’est de mettre une ou deux cuillères à café dans mon fromage blanc, que je prépare plusieurs heures à l’avance pour que les graines aient le temps de gonfler. Au moment de déguster, j’ajoute quelques fruits pour la fraicheur et un peu de muesli croustillant pour la gourmandise. La texture des graines de chia est alors très agréable en bouche et elles ont un effet rassasiant très efficace !

Les oléagineux

Les oléagineux sont une mine de bienfaits nutritionnels : bons lipides (omégas 3, 6 et 9), vitamines B1, B6, et E,  potassium, magnésium, protéines, fibres, etc. Pour combler une petite faim en milieu d’après-midi, l’idéal est de consommer un fruit avec une poignée de noisettes ou d’amandes : plaisir et satiété garantis !

 

Mon petit pêcher-mignon, c’est une cuillère de purée de cacahuète pour accompagner ma collation de 16h. Il m’arrive aussi de fabriquer moi-même ma pâte à tartiner avec un peu de noisettes torréfiées, du miel et du chocolat. Les célèbres pâtes à tartiner industrielles n’ont qu’à bien se tenir !

olives vertes
avocat
saumon
Graines de chia
mini-bol-amandes

En résumé

On a tendance à penser qu’il faudrait consommer moins de lipides pour éviter le surpoids et les problèmes cardio-vasculaires. La vérité, c’est que les lipides sont nécessaires à notre équilibre alimentaire à condition de varier les sources de graisses et de préférer les bons lipides :

  • privilégier les omégas 3, 6 et 9, avec une attention particulière pour l’oméga 3 que l’on trouve dans l’huile de lin, l’huile de colza, les oléagineux et le poisson gras ;
  • limiter la consommation de graisses saturées (lard, beurre, fromage, et… ;
  • fuir les acides gras trans que l’on trouve dans les produits transformés. De manière générale, plus un aliment est transformé, moins il est bon pour notre corps (voir l’article «Ce que signifie vraiment bien manger » pour en savoir plus).

En respectant ces principes, les lipides seront à la fois un allié santé et minceur car ils contribuent au bon fonctionnement de notre organisme et ont un fort pouvoir rassasiant. De plus, ils aident à ajouter de la gourmandise dans nos plats ! Alors, on n’hésite plus à ajouter des olives ou de l’avocat dans nos plats salés, ni à agrémenter nos collations de purée de cacahuètes ou de noisettes (toujours avec modération bien-sûr) !

Pauline Fournier

Article : Pauline Fournier.

Photos : Mehdi Bouchareb et Pixabay.

Juillet 2020

Références :

Livre : Nutrition du sportif . Nancy Clark. Editions Vigot, décembre 2015

Article : Les lipides . ANSES. Mars 2019.

Article :  Le cholestérol . Fédération française de cardiologie, Février 2020.

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Ce que signifie vraiment bien manger

Nous sommes nombreux à vouloir améliorer notre alimentation pour différentes raisons : être en bonne santé, améliorer nos performances sportives, perdre du poids, augmenter notre masse musculaire, etc.

Mais comment s’y prendre ?

Doit-on écouter cette publicité qui vente l’efficacité de la dernière pilule miracle ? Ou doit-on éplucher tous ces articles qui nous bombardent de conseils nutritionnels ? Ou encore lire ces études scientifiques toujours plus nombreuses, qui finissent par se contredire ? Sans plus de suspens, la réponse est non ! Il n’existe pas d’aliment idéal unique ni de solution miracle toute faite.

Voici donc mon top 5 des principes à adopter pour bien manger et apporter un carburant de qualité à notre organisme et à notre esprit.

1 - Manger "vrai"

J’ai longtemps bu des jus de fruits en brique achetés en supermarché. Cela me donnait l’impression de consommer quelque chose de sain. « Après tout ce sont bien des fruits non ? Et puis c’est quand même plus pratique que de presser soi-même son jus tous les matins ! » Mais quand j’ai commencé à m’intéresser aux besoins de mon organisme, j’ai compris que ces jus de fruits apportent surtout beaucoup de sucre et des calories inutiles.  J’ai alors remplacé mon jus de fruit industriel par un vrai fruit, beaucoup plus sain, naturel et goûtu ! Grâce à ce changement, j’ai appris à apprécier le vrai goût des fruits. Et lorsqu’il m’arrive aujourd’hui de boire ces « faux » jus de fruits, je sens le sucre envahir mon palais et je ne retrouve pas le goût de fruit au naturel que j’apprécie tant, ce goût de « vrai » aliment.

Manger « vrai », c’est dire merci à la nature pour toutes les bonnes choses qu’elle nous offre et retrouver le vrai goût des aliments. C’est aussi l’occasion d’encourager les producteurs et artisans locaux, à l’image de l’hexagone, qui nous permettent d’accéder aux meilleurs aliments possibles en limitant notre empreinte carbone. Cela demande un peu plus de temps et d’énergie mais c’est tellement meilleur pour les papilles, l’organisme et la santé sur le long terme ! Cela en vaut bien la peine, non ?

Pas besoin d’être un grand cuisinier pour se préparer soi-même des repas équilibrés à partir de vrais ingrédients. C’est à la portée de chacun de nous de se préparer un bol de fromage blanc avec quelques oléagineux, du muesli maison (ou du muesli croustillant l’hexagone) et de bons fruits frais pour un petit-déjeuner nourrissant ou en collation pour faire le plein de bons lipides, de fibres, de gourmandise et d’énergie à la fois !

Et pour les amateurs de sandwichs, pourquoi ne pas en préparer un « maison » en garnissant un bon pain complet maison ou du boulanger avec des ingrédients choisis en fonction des besoins de l’organisme et des envies, plutôt que d’aller acheter un sandwich tout fait ? Un sandwich industriel ou préparé dans un fast-food contiendra souvent des aliments de moins bonne qualité nutritionnelle et gustative. Il pourra même parfois contenir trop de sel, de sucre et d’additifs en tout genre qui dénaturent la véritable saveur des aliments. On n’est jamais mieux servi que par soi-même !

2 - Manger utile

Manger utile, c’est apporter tout ce dont notre corps a besoin pour fonctionner. Pour cela, il faut commencer par éviter de manger… inutile ! On met donc de côté les calories vides, c’est-à-dire les aliments qui apportent beaucoup de calories pour peu de nutriments, tels que le pot de pâte à tartiner à l’huile de palme, les boissons alcoolisées ou encore le paquet de chips industriels.

Apporter à notre organisme tout ce dont il a besoin permet d’être au top de notre forme, tomber moins souvent malade et éviter les petits creux qui nous poussent à grignoter des cochonneries ! Pour cela, il est nécessaire de lui apporter des macronutriments (protéines, lipides et glucides), des vitamines et des oligo-éléments.

Les protéines

Les protéines sont des chaînes d’acides aminés que notre organisme « casse » pour en récupérer les acides aminés. Ces acides aminés servent ensuite à fabriquer des hormones, des enzymes, des anticorps ou encore des fibres musculaires. Certains acides aminés sont essentiels : ils doivent être fournis par notre alimentation car notre corps ne peut pas les synthétiser. Les protéines se trouvent principalement dans les viandes, les poissons, les œufs, les légumineuses, les produits laitiers, et oléagineux et le soja et dans certaines algues comme la spiruline.

Les lipides

Les lipides sont très utiles à notre organisme à condition d’en consommer la quantité adéquate (entre 0,8 et 1,2 g par poids corporel) et surtout de choisir des « bonnes graisses ». Les acides gras insaturés (huile d’olive, huile de colza, oléagineux, avocat, poissons gras) sont excellents pour la santé et ont l’avantage d’être rassasiants. Cependant, il faut éviter les acides gras saturés, que l’on retrouve dans la graisse animale, et fuir à tout prix les acides gras trans, ou graisses hydrogénées, que l’on retrouve dans les produits transformés industriellement.

Lipides

Les glucides

Les glucides fournissent l’énergie utilisée par l’organisme et sont souvent classés en fonction de leur indice glycémique (IG). Plus un aliment a un IG élevé, plus il provoquera une augmentation de la glycémie dans le sang, ce qui induira une sécrétion d’insuline. Cette hormone permet au corps de baisser la glycémie en stockant une partie du glucose sous forme de graisse. Les céréales complètes, les légumineuses et la plupart des fruits et légumes ont un IG faible et sont donc à privilégier, contrairement au pain blanc, céréales sucrées ou confiseries.

Les vitamines et les oligo-éléments

Les vitamines et les oligo-éléments n’apportent pas d’énergie mais sont indispensables au bon fonctionnement du corps. La plupart doivent être apportées par l’alimentation car ils ne peuvent pas être synthétisés par le corps. La cuisson peut dégrader les vitamines dès 60 °C. C’est pour cette raison que les fruits qui composent les produits l’hexagone sont toujours déshydratés en dessous de 60°C et sont ajoutés à nos mueslis après cuisson. Ainsi, ils conservent un maximum de vitamines !

3 - Manger plaisir

Pour se satisfaire pleinement lors des repas, il est préférable de respectez ses préférences alimentaires. En s’empêchant de manger ce qui nous plaît et ce qui nous fait envie, on s’expose à être plus facilement sujet à des tentations de grignotages incontrôlés.

J’adore le chocolat ! J’en mange donc un petit peu tous les soirs : cela me permet d’être entièrement satisfaite de mon repas. Il faut juste ne pas trop en abuser (un carreau c’est bien, la tablette entière c’est un peu trop !). J’aime aussi beaucoup le fromage, et j’ajoute régulièrement un peu de parmesan sur mes plats de pâtes !

Manger plaisir est indispensable pour avoir une alimentation épanouie, mais la gourmandise va de pair avec la modération. C’est en rendant ces moments gourmands exceptionnels qu’on les apprécie encore plus ! Cela vaut bien-sur pour tous les pêchers mignons, pas seulement le chocolat et le fromage !

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai élaboré toutes mes recettes des produits l’hexagones en incluant des ingrédients gourmands tels que le chocolat, les fruits séchés ou encore les oléagineux. Certes, ces ingrédients apportent plusieurs bienfaits à l’organisme mais le principal reste celui qu’ils ont sur nos papilles ! Selon moi, un bon équilibre alimentaire ne peut pas s’installer sur le long terme sans plaisir et gourmandise.

Muesli gourmand

4 - Manger varié

On entend régulièrement qu’une nouvelle étude a démontré les bienfaits de tel aliment idéal : il élimine les toxines, brûle les graisse ou encore il réduit le risque de cancer. Quelques mois plus tard, on apprend que cet aliment n’est finalement pas si bon que ça lorsqu’il est consommé en grande quantité. Ces rebondissements peuvent nous faire perdre la tête si on y prête trop attention.

Pourtant chaque aliment  peut être bénéfique à notre organisme en quantité raisonnable mais néfaste à haute dose. Par exemple, l’huile de colza est excellente pour la santé, mais n’allez pas en boire 1L par jour au risque d’exploser votre compteur de calories ! Cet exemple est un extrême mais le même principe s’applique pour tous les aliments. « Rien n’est poison, tout est poison : seule la dose fait le poison » (Paracelse)

Pour choisir ses aliments, nul besoin de se documenter jour et nuit et de lire toutes les dernières publications parues sur le sujet. La solution est de manger varié. Il existe une multitude de fruits, de légumes, de céréales, de sources de protéine, de sources de lipides, qui diffèrent au fil des saisons, alors pourquoi s’en priver ? Manger varié permet d’apporter à votre organisme tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement tout en limitant les risques d’être exposé à une trop grande quantité d’une même substance toxique ou de maladie. Et surtout cela permet de varier les plaisirs !

aliments sains

5 - Manger constant

Enfin pour bien manger, il faut être constant dans son alimentation. Bien manger pour être en forme est une hygiène de vie, et non la performance de tenir un régime restrictif le plus longtemps possible.

Changer ses habitudes alimentaires peut être inconfortable les premiers temps mais une fois les bonnes habitudes prises, bien manger est réellement un plaisir ! Les bonnes habitudes restent ancrées dans notre quotidien et il devient facile de bien manger tous les jours tout en prenant du plaisir.

On peut néanmoins s’autoriser quelques écarts ou « cheat meal » de temps en temps. Un repas un peu plus riche et moins diététique par semaine ne va pas ruiner votre bonne hygiène de vie ni votre forme physique. Au contraire, il permet de relancer votre métabolisme et de satisfaire pleinement vos envies de gourmandises.

Alors on déculpabilise : pas question de passer deux semaines entières à manger uniquement de l’ananas pour rattraper nos excès de fêtes de fin d’année. Ce genre de comportement n’apporte rien de bon à notre organisme. Si vous mangez correctement toute l’année, ce n’est pas un petit relâchement qui ruinera votre forme !

gourmandise macaron

L'astuce en plus

Pour les personnes au quotidien bien rempli qui souhaitent passer à table en quelques minutes seulement sans sacrifier leur hygiène de vie, il est possible de prévoir une plus grande quantité qui sera répartie sur plusieurs jours. C’est le principe du batch cooking, une méthode bien pratique et de plus en plus répandue. Pour cela, il faut d’abord prévoir le menu de la semaine, puis faire les courses et enfin préparer tous les repas de la famille pour toute une semaine en quelques heures. Cette préparation peut même s’effectuer en famille pour un moment ludique ! Une fois cuisinés, les repas sont stockés au frais, ou parfois congelés pour les derniers repas de la semaine. Il suffit alors de quelques minutes avant chaque repas pour les réchauffer et passer rapidement à table. Cette méthode requiert une certaine organisation mais les avantages sont nombreux : un énorme gain de temps, un esprit libéré et l’occasion de passer un moment en famille lors de l’élaboration du menu et de la préparation des repas.

lunch box

En résumé

Pour bien manger, l’important est d’apporter à notre organisme tout ce dont il a besoin pour fonctionner et à nos papilles assez de gourmandises pour être pleinement satisfait de nos repas grâce à des aliments gourmands, variés et non transformés. Il faut également être constant et ne pas chercher à tout prix à compenser le moindre petit écart par un régime. En somme, bien manger, c’est un peu de connaissances et beaucoup de bon sens !

Une bonne alimentation est avant tout un mode de vie et se construit sur le long terme. Si vous pensez que vos habitudes alimentaires doivent être corrigées, ne cherchez pas à changer radicalement du jour au lendemain. Un petit changement à la fois (remplacer son jus de fruit industriel par un jus pressé ou un fruit par exemple) sera beaucoup plus facile à adopter, et donc aura plus de chance de faire partie de vos habitudes de façon durable. Pourquoi ne pas commencer par remplacer des céréales industrielles trop sucrées par du muesli croustillant l’hexagone, sain et naturel ? Ou encore remplacer une collation faite de calories vides par un hexagone et un fruit frais ?

Et vous, quelle est votre astuce gourmande pour bien manger sans vous priver ?

Pauline Fournier

Article : Pauline Fournier.

Photos : Mehdi Bouchareb et Pixabay.

Mai 2020

Références :

Livre : « Nutrition du sportif ». Nancy Clark. Editions Vigot, décembre 2015

Article : « Ce que signifie vraiment manger équilibré et varié ». Sauveur Fernandez. Mai 2016

Article : « Commentaires d’un toxicologue », Max Goyffon. Ethnologie française, vol. 34, no. 3, 2004