À quel moment peut-on faire un test de paternité : les étapes clés à connaître

Lors de la naissance d’un enfant, il arrive parfois que le doute plane sur son origine biologique. Le supposé père, légitime ou naturel, peut refuser de le reconnaître comme le sien. Afin de prouver un lien de filiation entre les deux, le recours aux tests ADN s’avère nécessaire. Celui-ci va se baser sur l’authentification via les empreintes génétiques ou sur un examen comparatif d’échantillons sanguins. Seuls les résultats permettront d’apporter une preuve de la filiation. Découvrez dans cet article a quel moment peut on faire un test de paternité.

Comment se déroule un test de paternité en laboratoire ?

Un test de paternité consiste à déterminer la filiation biologique entre un père et un enfant. Il vise plus précisément à mettre en avant un lien de parenté en réalisant une comparaison de deux échantillons d’ADN. Tout se passe dans un laboratoire, mais il est d’abord indispensable de réaliser des prélèvements (prise sang, frottis buccal, etc.) par le biais d’un kit de prélèvement. Les scientifiques procèdent à une analyse approfondie des échantillons en portant une grande attention aux microsatellites. Il s’agit de séquences du génome humain, dotées de paires de nucléotides qui en font varier la taille.

Pour bien comprendre le déroulement du test de paternité en laboratoire, il faut tenir compte des étapes suivantes :

  • la réaction en chaîne par polymérase (PCR): elle sert à multiplier l’ADN obtenu pour mieux détecter ses caractéristiques ;
  • le découpage des brins d’ADN : il aide à isoler les microsatellites sans les détériorer ;
  • la réalisation d’une électrophorèse : celle-ci permet d’identifier les déplacements des molécules et la taille des microsatellites analysés.

Si les données relevées à partir des deux échantillons d’ADN correspondent, les deux individus sont liés. Pour être plus clair, le père présumé est le père biologique de l’enfant. Si vous souhaitez effectuer un test de paternité en laboratoire, n’hésitez pas à prendre contact avec France paternité.

Test de paternité : que dit la loi ?

Le test ADN constitue une preuve irréfutable qu’il existe un lien de parenté entre un père et un enfant. Cependant, en France, la loi précise qu’il ne peut être réalisé que dans le cadre d’une procédure judiciaire visant à établir ou non un lien de filiation (article 16-10 du Code Civil). Il doit uniquement être ordonné par le juge du tribunal de grande instance, saisi par un avocat. Bien évidemment, l’action appartient de plein droit à l’enfant, mais sa mère aura la possibilité de l’exercer pendant sa minorité. Le test ADN est également possible pour des finalités scientifiques ou médicales et pour connaître l’identité d’une personne décédée. 

Il faut noter que seuls des techniciens spécialement agréés sont autorisés à faire un test de paternité en France. Avant de prélever les échantillons d’ADN, le consentement des personnes concernées est indispensable. Dans le cas où le père présumé refuserait de se soumettre au test de paternité, cela peut être considéré comme un aveu de paternité.

Alors, a quel moment peut on faire un test de paternité ?

Le test de paternité est généralement recommandé en cas de contestation de paternité ou si le père présumé de l’enfant a des doutes sur l’origine biologique de ce dernier. Sachez cependant que c’est une démarche longue, coûteuse et délicate, puisqu’elle est demandée dans le cadre d’une procédure en justice. Pour vous aider à y voir plus clair, découvrez a quel moment peut on faire un test de paternité.

Pendant l’enfance

Les tests ADN peuvent être effectués durant l’enfance de l’enfant. Les résultats peuvent apporter une vérité biologique pour confirmer ou non si le père présumé est réellement le père de ce dernier. Ils s’avèrent notamment utiles dans le cadre d’une procédure judiciaire (litige de paternité, divorce, demande de pension alimentaire).

Dans certains cas, les tests de paternité sont effectués par consentement mutuel entre les parties, le supposé père, la mère et l’enfant. Pour servir dans un contexte juridique, il est nécessaire de faire appel à un laboratoire agréé.

À la naissance de l’enfant

Les tests de paternité sont possibles après la naissance de l’enfant pour déterminer ses liens familiaux. Une analyse ADN est alors réalisée suite à un prélèvement d’échantillons de salive ou de sang auprès du supposé père et du bébé. Lorsque les deux ADN correspondent, il existe une probabilité de paternité de plus de 99 %. Le cas échéant, il n’y a aucun lien de parenté entre les deux individus.

Après la majorité de l’enfant

Après avoir atteint la majorité civile (18 ans), l’enfant pourra faire une demande de test de paternité en laboratoire. Cette démarche est couramment réalisée lors d’une recherche d’identité ou pour résoudre des questions d’héritage. Toutefois, il faudra respecter un délai de prescription de 10 ans. Autrement dit, l’enfant n’aura plus la possibilité d’engager une telle procédure au-delà de 28 ans.

Avant la naissance de l’enfant (test prénatal)

En France, il est désormais possible de faire un test de paternité pendant la grossesse. Dans ce cas, c’est l’ADN de la mère qui sera comparé à celui du père présumé. Plusieurs méthodes sont disponibles, à savoir :

  • le prélèvement de villosités choriales (PVC) : il s’agit d’extraire des échantillons de tissus placentaires qui contiennent l’ADN fœtal pour réaliser le test de paternité. Cette méthode invasive doit être réalisée entre la 10e et la 13e semaine de grossesse ;
  • l’amniocentèse : celle-ci implique de prélever des échantillons du liquide amniotique qui entoure le fœtus dans le but d’extraire l’ADN fœtal. Comme la PVC, c’est une méthode invasive réalisée entre la 15e et la 20e semaine de grossesse ;
  • le test de paternité prénatal : pour cette méthode, le prélèvement de l’ADN de l’enfant se fait via une simple prise de sang de la mère (ADN fœtal libre). Il est possible de la réaliser dès les 8 premières semaines de grossesse.

Quelles sont les étapes à suivre pour réaliser un test de paternité ?

Maintenant que vous savez a quel moment peut on faire un test de paternité, il est temps de se pencher sur les étapes pour le réaliser.

L’acquisition du kit de prélèvement

Pour effectuer un test ADN, il faut commencer par commander un kit de prélèvement livré à domicile. L’idéal est de sélectionner un laboratoire spécialisé pour acheter le test en toute sécurité. En principe, le kit est accompagné d’un formulaire d’autorisation pour obtenir le consentement du père de l’enfant, de deux écouvillons oraux pour mettre les échantillons de salive (ou de sang) et d’une feuille d’instruction.

Le prélèvement des échantillons

Il faut retirer les écouvillons de leur plastique et les insérer dans la bouche du père et de l’enfant. Ils doivent être frottés sous la langue et contre la joue pendant environ 15 minutes. Puis, il ne reste plus qu’à les insérer dans leur enveloppe et à les envoyer au laboratoire.

L’analyse des échantillons

Pour des résultats fiables, il est conseillé d’opter pour un laboratoire accrédité et certifié. Si l’analyse est positive, le lien de filiation entre le père et l’enfant est prouvé.

La réception des résultats

Une fois les tests effectués, les résultats sont transmis aux demandeurs par mail. Un laboratoire certifié conservera la confidentialité de la procédure.

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Emie

Emie, rédactrice dévouée et passionnée, est une véritable experte en santé et nutrition. Son amour pour ces domaines transparaît dans chacun de ses articles et de ses écrits. Elle a consacré des années à étudier les sciences de la santé, à se tenir informée des dernières découvertes et tendances en nutrition, et à approfondir sa compréhension des mécanismes du corps humain.

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